
Encore deux petits portraits de ceux avec qui j'ai grandi, et je commence par :
Chedli: Fils de Sami zarga <- saya3 gdim fil 7ouma, 3arrés 4 marrat mais chedli est son fils
d'aucun des ses mariages ...
Après avoir travaillé fi
marchi el 7out dès l'âge de 12 ans, il en a eu marre (il
faut préciser que wijhou mjiba ta7 7akem, fi 7yètou kemla mè ya3ref min kresssi el kraheb ken e'chamade wel baga). A 17 ans il tente un
cambriolage d'une baraque fil 7ouma (moulèha korza 3ayech fi Bordeaux). Sabb bih 3ammek Fèrou9, cho3biste mou3a9, wè jabouhèlou 3 snine fi
galbou ...
Chedli kèn mba3bes bettriciti wedhaw w ken yet3addeli nasn3ou dara kahroubé2yya fil 2i9adh el 3ilmi ...
Hichem 3attrichcha: Fils d'un ancien champion de boxe, notre aîné de huit ans et 5aliga officiel ta3 el 7ouma, 5ouh lekbir moudir ta3 7abss, grâce à lui on risquait rien, c'était notre protecteur en quelque sorte, ennikou el mechekel m3a le7wom lo5rine w houa isallakhèlna, grâce à lui les rares gamins du quartier qui on pu accéder au collège étaient à l'abri des violences et des raquettes des jeunes provenant d'autres cités ... et croyez moi c'était un réel avantage dans un collège où régnait la violence, où même des meurtres ont été commis (je me rappelle qu'ine fois le corps d'une jeune fille à été découvert dans les terrains de sport, des terrains qui faisaient aussi office de local de bal3a, de barbecue, de flirt, de viol, de pédophilie et j'en passe, sans oublier les suicidaires qui se jetaient sous le train qui traversait ces terrains vagues, ça se déroulait à une fréquence presque hebdomadaire, à un tel points que les petits collégiens ont appris par coeur la procédure à suivre en cas de suicide -à savoir ramasser des cartons et des journaux et tout ce qui susceptibles de cacher tant bien que mal les morceaux de chairs- (ils appelaient les hauts de corps tranchés 7annaba3el, en référence à la célèbre statuette du général)
Hichem 3attrichcha ken dima yesker fil 7ouma en compagnie de Sami zarga (père
de Chedli). Six bouteilles de vins rouge, et quelques pots de yaourt en guise
de kamyia, yerkchou ferrond point w ibannkou yabl3ou, et nous, juste à côté, profirants des rares lampadaires qui fonctionnent encore, on se faisait des parties de foot nocturnes entre gamins issus de familles toujours incapables de s'offrir des vacances ...
Aujourd'hui, Hichem 3attrichcha ye5dem chaufeur ta3 louage Tunis - Monastir.
Voilà. Je veux que ce site reste dans les annales de l'expression tunisienne.
Bien à vous.



